10 conseils pour une campagne de financement participatif réussie

Mis à jour : il y a 7 jours


© Guillaume Souvant, Château de la Mothe-Chandeniers, Vienne




Dans cet article, Hephata vous livre 10 conseils pour une campagne de financement participatif réussie.





Introduction


Le financement participatif (ou crowdfunding en anglais) consiste en une levée de fonds via une plateforme internet à laquelle sont rattachés des donateurs. Chaque plateforme possède ses propres particularités et orientations et regroupe des contributeurs qui choisissent de financer collectivement des projets qui répondent au profil de la plateforme, aux modalités de financements du projet et à leurs propres valeurs et aspirations. Les plateformes peuvent ainsi tout aussi bien concerner la création de commerces, l’aide à la transition écologique, le développement de la culture que l’investissement dans le patrimoine historique.

Attention, avant de se lancer dans une campagne de crowfunding, il faut savoir qu’il existe plusieurs types de « financement par la foule » (traduction littérale du crowdfunding) : le financement par le don (avec ou sans contreparties), la prise de capital (autrement appelée le crowdequity), le prêt (autrement appelé le crowdlending), etc.

Dans cet article, nous nous concentrons sur le financement par le don, plus communément utilisé par les acteurs du patrimoine pour financer la restauration ou le lancement d’activités dans un lieu historique. Pour autant, mettre en place une campagne de financement participatif peut s’avérer compliqué.

Afin de mieux connaître les enjeux du crowdfunding, Hephata vous livre 10 conseils pour une campagne de financement participatif réussie.







1. Définir son projet


Le premier des 10 conseils pour une campagne de financement participatif réussie consiste à bien définir le projet à financer. En effet, pour convaincre les donateurs d’y participer, vous devrez choisir tout ou une partie d’un projet facilement identifiable par les donateurs, afin qu’ils puissent imaginer facilement ce à quoi ils contribuent. Par ailleurs, un questionnement personnel sera nécessaire pour bien comprendre dans quel but on porte ce projet et pourquoi il nous tient tant à cœur, quel niveau d’investissement personnel (temps, visibilité, etc.) on est prêt à y mettre et quelles contreparties on pourra offrir à ses donateurs. Il est donc important d’être bien au clair avec soi-même sur la direction que l’on souhaite prendre. En effet, il va falloir incarner le projet choisi pour le rendre attrayant. Il faut bien être conscient que plus on s’imprègne de son projet mieux on arrivera à communiquer dessus.






2. Bien choisir sa plateforme

Les plateformes de financement participatif sont multiples et fortement diversifiées : il existe des plateformes généralistes (Ulule, KissKissbankBank) qui hébergent tout type de projets, des plateformes thématiques (Commeon ou Dartagnans sur le patrimoine, Miimosa sur les projets liés à l’agriculture) et des plateformes régionales (Occistart en Occitanie ou encore Kengo en Bretagne). Vous ne toucherez pas les mêmes donateurs en fonction de la plateforme choisie. De nombreux critères sont à prendre en compte pour bien choisir sa plateforme de financement participatif, c’est pourquoi Hephata propose de vous épauler dans le choix d’une plateforme afin qu’elle réponde au mieux à vos critères et au projet porté.






3. Choisir le bon seuil

Le principe du financement participatif étant de contribuer à un projet bien identifié, cela nécessite d’atteindre un certain seuil pour bénéficier des dons perçus. En effet, si le palier visé n’est pas atteint, le projet de peut théoriquement pas se réaliser et par conséquent les dons seront reversés aux contributeurs, c’est le principe du « tout ou rien ». Il faut donc faire attention à bien choisir son seuil de financement. Il faut qu’il demeure ambitieux tout en restant facilement atteignable.




4. Proposer des contreparties attractives


Un point de vigilance est à accorder aux contreparties car non seulement elles représentent un certain coût qu’il faut penser à inclure dans le besoin total à récolter, mais, elles doivent également être attractives pour attirer les donateurs sans qu’elles prennent pour autant le pas sur le projet principal. Une attention toute particulière devra donc leur être accordée.





5. Anticiper et planifier


Les étapes que l’on vient d’aborder nécessitent d’être anticipées et planifiées, notamment afin de prévoir une communication adaptée tout au long de la campagne. Cela nécessite d’être disponible et de solliciter la presse locale ainsi que les réseaux sociaux à des moments clés de la campagne pour que cette dernière reste dynamique.




6. Faire rêver


Faites rêver vos donateurs ! Proposez-leur un projet qui donne envie et qui les rende fiers d’y avoir participé. Il s’agira pour vous de créer une storytelling entraînante, de publier des photos ou encore de vous mettre en scène pour créer une aventure dynamique à laquelle vos contributeurs se vanteront d’avoir participé.




7. Mobiliser


Faire rêver vos donateurs c’est aussi les mobiliser. Il faut réussir à les rendre ambassadeurs de votre projet afin que votre campagne de financement soit relayée dans des cercles de relation de plus en plus étendus. Le tout est de donner aux personnes l’envie de s’engager.






8. Tenir dans la durée


Les campagnes de financement participatif durent plusieurs semaines voire quelques mois. Il faut donc réussir à tenir dans la durée car si vos débuts pourront être florissants, la campagne s’essoufflera ensuite après avoir touché votre premier cercle de relation. Il faudra donc de l’énergie et de l’endurance pour la relancer et éviter qu’elle ne stagne, ainsi qu’une bonne préparation (cf le point 5 !)




9. Envoyer les contreparties rapidement


Un des 10 conseils pour une campagne de financement participatif réussie est de remercier vos donateurs en envoyant les contreparties promises rapidement. Cette étape est cruciale pour assurer votre fiabilité … et donner envie aux donateurs de contribuer lors de votre prochaine campagne !




10 Garder le lien avec les donateurs … pour la prochaine campagne !


Enfin, n’hésitez pas à donner des nouvelles à vos donateurs. Montrer leur qu’ils sont complètement inclus dans votre projet patrimonial pour les garder mobilisés et engagés. On ne sait jamais, peut-être aurez-vous de nouveau besoin d’eux pour une prochaine campagne de crowdfunding … alors soyez fidèle vous aussi !





Conclusion


Le crowdfunding peut être très intéressant pour financer tout ou une partie d’un projet de restauration de son bien historique. Il existe d’ailleurs plusieurs plateformes dédiées spécifiquement au patrimoine et que nous aborderons au sein de l’atelier sur le crowdfunding. Cependant, ce type de campagne n’est pas aussi facile à mener qu’on ne se l’imagine car il faut atteindre le seuil fixé initialement pour recevoir les dons des contributeurs. Dans ses formations et ateliers, Hephata aide les propriétaires à mettre en place cette stratégie de financement. Bien plus, notre équipe est très largement en capacité de vous donner des formations et un enseignement sur les diverses techniques, méthodes et moyens de financement en général. Vous pouvez ainsi bénéficier d’une formation complète sur le financement mais aussi d’ateliers le panorama des financeurs ou le business plan.


Pour aller plus loin

Les acteurs du patrimoine : le financement

Monter un bon dossier de financement

Histoire du financement des châteaux d’hier et d’aujourd’hui